Nouvelles fraîches
Vaut-il-mieux vous indique comment économiser
5 000€ et épargner 4,3 tonnes de CO2 en 3 décisions. Lire
l'article...
Du 20 au 30 mars 2012 : 7ème semaine pour
les alternatives aux pesticides organisée par ACAP et
Générations Futures :
consulter le site web.
Décembre 2011 : son gouvernement conservateur sort
le Canada du protocole de Kyoto pour protéger les exploitants
de sables bitumineux, sous les lazzi de son opposition et au grand
dam de Greenpeace Canada.
12 décembre 2011 : Epilogue du COP17 à Durban avec 3
jours de prolongation pour un protocole de Kyoto sous oxygène jusqu'en
2020. Quelques détails...
17 novembre 2011 : les prix
Pinocchio distinguent Vinci (projet
aéroport de Nantes), Tereos (agrocarburants au
Mozambique) et la Société Générale (financement
réacteur nucléaire)
27 septembre 2011 : Earth overshoot day
- le jour du dépassement des ressources naturelles annuelles. Nous avons
déjà consommé les ressources plus vite que leur renouvellement; il nous
reste donc plus de 3 mois à vivre à crédit. Consulter le site web du Global
Footprint Network...
Mars 2011 : le photovoltaïque est de nouveau encouragé
en France. Après 3 mois de suspension, le nouveau dispositif de soutien
à l'énergie solaire photovoltaïque fait l'objet d'un arrêté. Consulter
la présentation du MEDDTL.
Février 2011 - gaz de schiste : la
France débat de l'opportunité d'opérer les permis discrètement délivrés
par J-L.Boorloo. La ministre de l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet,
danse sur un volcan avec tous les élus locaux vent debout.
10 décembre 2010 : la nouvelle Secrétaire exécutive de
l'UNFCCC, Christinia Figueres, doit se contenter d'une déclaration
d'intention de plus à l'issue de la conférence de
Cancun.
23 mars 2010: exit la taxe carbone;
après son retoquage en décembre 2009 par le Conseil
Constitutionnel, les élections régionales lui ont donné
le coup de pied de l'âne. Que reste-t-il
du Grenelle...
18 février 2010: le secrétaire exécutif de l'UNFCC,
(organisme des Nations-Unies qui pilote notamment les conférences sur le
climat), Yvo de Boer, a présenté sa démission, quelques semaines après
l'échec de Copenhague. Pas assez diplomatiquement correct?
Les carburants alternatifs, font-ils reculer le CO2? Sont-ils "bio"? Lire
la suite ... L'hydrogène est-il une solution
miracle ou un autre mirage? Lire
la suite ...
Y pensez vous?
Vous convertir aux lampes basse consommation peut apporter 2%
d'économie sur votre consommation domestique d'électricité.
N'utiliser que des appareils électro-ménagers
A+ vous permet d'espérer 5%. Soit une division par 1,075; d'autres
efforts sont à envisager pour une division par 4.
Question
alimentation, le bio atteint un facteur 223
Une étude récente a constaté un rapport 223 entre les pesticides des
aliments non-bio et de la nourriture bio. Pour votre santé, la planète
et l'emploi, mangez bio ! Plus de
détail...
Question CO2,
mieux vaut garder longtemps
Les appareils électroménagers et électroniques récents font assaut
d'efficacité énergétique tout comme les dernières automobiles. Faut-il
se précipiter pour en changer ? ...
Combattre
le réchauffement est économiquement rentable
L'OCDE et l'AIE le disent ensemble ! De nombreux pays continuent
pourtant à subventionner les énergies fossiles, comme la France pour
le gazole. Détails..
Le coup de coeur du mois : Les voeux de Susan
George
Nous autres Terriens sommes donc condamnés à subir une
augmentation des événements climatiques extrêmes [...]Je souhaite à
tout le monde et surtout aux plus pauvres, aux plus vulnérables de
passer à travers sans trop de dégâts. Lire le
verbatim
Le délire du mois : L'élevage industriel
du saumon pollue les fjords norvégiens
Une
association locale, les Norwegian Green
Warriors dénonce l'élevage industriel du saumon qui stérilise
des secteurs entiers des fjords du fait d'une utilisation non
raisonnée de pesticides. Lire la suite...
Le
livre du mois : Dans les forêts de Sibérie
Sylvain Tesson exauce son voeu : "je me suis
alors promis de m'installer quelque temps, seul, dans une cabane, dans les forêts de Sibérie" et nous enchante par
le récit de son retour à la nature
Ne pas se précipiter pour remplacer son ancien équipement
Nous ignorons
souvent le coût énergétique et environnemental de la fabrication d'un
nouveau bien qui n'est amorti qu'au bout de plusieurs années; quand
l'ancien équipement est revendu d'occasion c'est un moindre mal mais
quand il est recyclé (comme avec la "prime à la casse" automobile - 1
milliard d'Euro de subventions en France) ou éliminé (lampes à
incandescence) le bilan peut être négatif.
Prenons l'exemple des appareils électroménagers; la consommation
moyenne annuelle d'un combiné réfrigérateur+congélateur est de 346 kWh
(équivalent, en France, de 25 kg CO2) ,
celle d'un lave-linge de 245 kWh (18 kg CO2).
Or la fabrication de ces appareils dégage environ 250 kg CO2
et le remplacement d'un exemplaire courant (classe "A") par un très
performant (classe "A++") économisant 40% de la consommation n'est
donc rentabilisé qu'au bout de 25 ans! Durent-ils seulement ce laps de
temps?
A moins de posséder un gouffre énergétique des années 60-70 il vaut
généralement mieux attendre l'essoufflement du vieil appareil pour le
renouveler.
La correspondance kWh - CO2 utilisée vaut pour
la France (75 g/CO2 par kWh); la moyenne européenne est à 370 g/CO2
par kWh.
Pas plus que sa voiture!
Là on passe aux tonnes; en effet la mise à disposition d'une voiture
neuve, toutes étapes incluses est évaluée à 6 T de CO2
pour une petite citadine (C1, 107, Twingo, Polo) et à 17 T pour une
routière (Laguna, 407, Mondeo). L'économie de carburant obtenue est
généralement faible du fait de l'alourdissement des véhicules qui fait
perdre une grande partie des gains d'efficacité. En rachetant un
véhicule de la même catégorie, on peut espérer une économie d'un litre
aux 100 km -soit 2,67 kg CO2 dans le cas
du gazole - qui ne compense qu'au bout de 225 000 km (citadine) ou
636 000 km (routière) l'énergie dépensée pour la fabriquer. Même en
prenant en compte le vrai coût
énergétique des carburants il est rare de mener assez loin son
véhicule pour l'amortir.
Usez donc votre véhicule, le plus lentement possible, avant de la
changer pour un plus petit, plus simple, vraiment plus économe!
Décroissance, un mot qui fait peur ... aux gouvernants
Faut-il avoir
peur de la décroissance? Ou bien est-ce le mot qui fait peur plus que
l'idée? Alors, adoptons objecteur de croissance, une
expression introduite par Isabelle
Stengers -notre Livre
du mois de novembre 2009 - qui résume bien ce qui doit être
notre préoccupation de tous les jours: organiser le retour à une
consommation en harmonie avec la Terre.
Est-ce un drame de diminuer l'empreinte carbone de son alimentation,
de ses déplacements, de minimiser
sa consommation d'énergie, notamment
dans son habitation? Vous ferez
baisser le PIB tel que calculé actuellement (sauf lors de vos travaux
d'isolation ou à l'achat d'un vélo). Avez-vous besoin de renouveler
chaque année tous vos gadgets
électroniques fabriqués en Chine dans des conditions
environnementales et sociales navrantes?
Certains politiques évoluent, d'autres s'enfoncent
Par rapport à 2006 où il déclarait "Je ne crois pas à l'idée de
décroissance...", Alain Juppé a évolué au
point d'exprimer une nouvelle vision, fin 2009: "la crise et la
dégradation de notre planète reposent sur une forme de folie humaine
basée sur la démesure généralisée. Faut-il faire de la décroissance?
Je pense que dans les pays pauvres, il faut de la croissance et
qu'ailleurs, là où l'on gaspille, il est nécessaire d'envisager une
forme de décroissance". Le mot est lâché! On attend d'autres
politiques sur ce thème.
Nicolas Sarkozy, lui, continue les amalgames
péremptoires qui lui tiennent si souvent lieu de raisonnement: "Est-ce
que [nos écologistes] savent qu'il y a de la misère dans le monde?
Est-ce qu'ils savent qu'il y a près d'un milliard de gens qui ne
mangent pas à leur faim et que la décroissance ça veut dire plus de
misère pour tous ces gens-là" (septembre 2009).
Et pourtant, d'aucuns y croient qui sont économistes comme Pierre
Latouche qui prédit que "La décroissance sauvera le Sud".
Quand les gouvernements n'en veulent pas vraiment...
La Chine et les États-Unis se sont tenus par la barbichette aux conférences
successives et ont réussi à éviter toute mesure contraignante,
les uns sur des positions dogmatiques (pour le Congrès, les USA n'ont
d'ordre à recevoir de personne), les autres pour pouvoir continuer à
laminer les industries de production du reste du monde. Les libéraux
s'en réjouissent: la Chine va continuer à tirer vers le bas les
conditions de travail du secteur productif; l'OPEP a le sourire: la
dépendance du monde au pétrole ne va pas décliner de sitôt. Les
délégations européennes, France et Royaume-Uni en tête, ont joué les
Tartuffe, réussissant même à détecter des "progrès
essentiels" dans cet échec complet.
Article
du Monde Diplomatique: Et
la décroissance sauvera le Sud.
Il est déjà bien tard pour nos enfants
Le salut viendra plutôt des communautés locales et des citoyens
Le CGLU a constaté, suite à l'échec du COP15, : « Bien que d’importants engagements
aient été pris, l’absence d’objectifs juridiquement contraignants
et l’absence de reconnaissance du rôle des sphères locales et
régionales de gouvernement créent des obstacles pour atteindre les
objectifs de réduction des émissions » en rappelant
que: « Les villes ont agi et obtenu plus de résultats que leurs
gouvernements nationaux ».
Notre gabegie endettent nos enfants
L'ouvrage de Zygmunt Bauman retenu comme Livre
du mois en avril 2009 , "S'acheter une vie"
démonte les mécanismes bien rodés de notre société d'hyper
consommation pour laquelle nos états s'endettent en même temps que les
citoyens. L'État français continue de gonfler sa dette chaque année.
Les 5,6% (loi de finances rectificative-mars 2009) viennent (octobre
2009) d'être réajustés à 8,3% (141 Mds€) par le ministre du Budget,
tandis que la Grande-Bretagne s'est voté 8% et devrait dépasser
13%.... Début 2008 la croissance des BRIC (Brésil,
Russie, Inde, Chine) était célébrée; cette fin d'année c'est la dette
des PIGS (Portugal, Irlande, Grèce, eSpagne) qui
fait peur et Dubaï qui descend le toboggan.
Les générations futures devront rembourser nos dettes en nature...
Sur le plan
environnemental, l'endettement est déjà un cran plus loin puisque
chaque année nous dépensons plus que ce que la Terre accumule en
tirant profit du Soleil, notre seule source d'énergie à long terme. En
2011, l'humanité a dépassé son quota dès le 27 septembre soit, sur
l'année, 35% de dépassement à reconstituer par nos descendants et nous
approchons à grand pas de la date où les hommes dévoreront deux
planètes. Les pays de la Communauté Européenne en sont à 130% de trop
(notre dessin).
.... et nos emprunts en numéraire!
Concernant l'endettement financier, les voraces de Wall Street, de la
City, de Zürich et d'ailleurs, se sont pris les pieds dans le tapis
tous seuls et nous voilà tous en route vers la déflation, la
décroissance voir pire, la crise, quoi. Est-ce
si grave? Ne serait-ce pas plutôt l'occasion de repenser l'évolution
de l'exploitation de la Terre par l'espèce humaine? Même l'OCDE
penche (un peu) dans cette direction.
Côté environnement et particulièrement le réchauffement climatique
les initiatives avancent à petit pas, contrecarrées par les besoins de
profit à court-terme des ci-devant financiers-rois. La France fait
avancer les mesures du Grenelle, tandis que
les Nations Unies s'échinent à faire appliquer le protocole de Kyoto,
laborieuse première étape et à préparer la suite à travers un cycle
annuelle de conférences.
Comme emprunter à nos propres enfants ne suffit pas, nos
multinationales empruntent aux enfants des autres pays comme récemment
les Sud-Coréens à Madagascar.
Le site Web des Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU/UCLC,
sélectionner FR en haut à droite).
Le Grenelle Environnement: beaucoup de bruit, des mesures à pas
comptés en dansant le tango
-----Mise à jour en cours------
Consulter les textes des lois
Grenelle-1 et
Grenelle-2 sur le site Legifrance.
Le scénario de la dernière chance?
L'Agence Internationale de l'Énergie presse le G8
d'adopter son scénario par la voix de son Directeur Exécutif, Nobuo
Tanaka.
Présentant la nouvelle édition du rapport "Energy Technology
Perspectives", Il énonce clairement que continuer notre
comportement actuel n'est pas imaginable. Il nous faut augmenter très
rapidement notre efficacité énergétique et l'AIE propose, non pas de
limiter notre consommation d'énergie -ce n'est pas son souci-, mais de
"décarboniser" la production d'électricité grâce à des centrales
nucléaires (compter 32 par an), des éoliennes (17 500 par an) et à
l'enfouissement massif du CO2 (voir le
délire du mois d'octobre 2008).
Certes l'AIE voit quelques difficultés, en particulier les réservoirs
souterrains pour stocker les déchets nucléaires (pour des milliers
d'années) et le CO2 (pour toujours?).
Il faudra pourtant réduire drastiquement nos dépenses énergétiques
La démarche de l'AIE n'est pas, vous l'aurez compris, de préconiser
une réduction massive des dépense d'énergie. Et pourtant, pour le
secteur des transports, elle en vient à recommander d'atteindre un réduction
par un facteur 8 de l'énergie dépensée.
Consulter le communiqué
de presse sur le site de l'AIE
(anglais) et une synthèse
en français du rapport "Perspectives des technologies de
l'énergie" (pdf).
Pour les économistes, agir vite pour l'environnement est rentable
Dans son rapport 2008 sur l'environnement, l'OCDE
(Organisation de Coopération et de Développement Économique, qui
regroupe 30 des pays les plus développés du monde) fait l'analyse
économique d'une première batterie de mesures. L'OCDE
invite les pays BRIICS (Brésil, Russie, Inde, Indonésie, Chine et
Afrique du Sud), autrement dit les autres grands pollueurs, à coopérer
dans cette lutte contre les principales menaces identifiées:
- l'augmentation de émissions de GES
avec pour corollaire une augmentation de 2,4° de la température
moyenne en 2050;
- une réduction dramatique de la biodiversité;
- près de 4 milliards d'humains en manque d'eau;
- des effets décuplés de la pollution sur la santé.
Les mesures proposées reposent sur des instruments de marché (permis
de polluer) et la fiscalité; elles doivent cibler en priorité
l'énergie, les transports, l'agriculture et le pêche. L'organisation
recommande de renforcer la gouvernance environnementale au niveau
international et avertit: « Faute de politiques plus
ambitieuses, les pressions croissantes exercées sur
l'environnement pourraient causer des dommages irréversibles au
cours des décennies à venir ».
Fidèle à sa dénomination, l'OCDE ne va toutefois pas jusqu'à remettre
en cause la croissance qui reste son instrument de mesure favori,
qu'il s'agit surtout de ne pas amputer de plus de 1%.

Consulter le résumé en français du rapport
Perspectives
de l’environnement à l’horizon 2030 (pdf), sur le
site
de l'OCDE.
En 2011, c'est toujours rentable!
L'OCDE et l'AIE joignent leurs efforts pour dénoncer le double
langage de certains pays, dont l'Allemagne, qui continuent à
subventionner des énergies fossiles (le lignite pour continuer avec
nos voisins d 'outre-Rhin) pour un montant global de 409 Md$ !
Et pourtant la France subventionne toujours :
C'est principalement le pétrole (sous forme de gazole) qui est le
plus concerné et les agriculteurs, transporteurs routiers et
compagnies aériennes les principaux bénéficiaires.

Les
recommandations de l’OCDE et de l’AIE "
réformer des subventions aux
combustibles fossiles pour améliorer l’état de l’économie et de
l’environnement"
sont
consultables en français.

Le
rapport de l'OCDE sur
les
subventions en France en 2010.
Les conférences sur le Changement Climatique
Durban : la planète attendra un an de plus après le compromis de
Cancún
L'objectif
de ce cycle de conférences reste de mettre au point une suite au protocole
de Kyoto, dont l'absolue nécessité avait été énoncée par le
Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon: « Failure to
reach broad agreement in Copenhagen would be morally inexcusable,
economically short-sighted and politically unwise. » (Ne
pas obtenir un large accord à Copenhague serait moralement
inexcusable, à courte vue économique et très peu avisé
politiquement).
Ça l'est! La conférence COP16 de Cancún, du 29 novembre au 10
décembre 2010, s'est terminé sur un compromis qui a pour seul mérite
d'acter de la pérennité ... du processus et donc du COP suivant à
Durban, en Afrique du Sud, du 28 novembre au 9 décembre 2011 qui n'a
pas fait mieux !
Les Européens poussent, le Japon et la Russie tergiversent, le
Canada esquive
En pointe, le Danemark, l'Espagne, le Portugal et le Royaume-Uni avec
le soutien du Parlement européen; la France n' avait rien à dire, le
Japon et la Russie ont tout fait pour miner le terrain alors que, pour
la première fois, les USA faisait le modeste effort de venir avec des
engagements certes limités. Hors la continuité du processus deux
décisions ont été prises dont la qualité de mise en oeuvre fera
l'efficacité : un fonds de soutien aux pays en développement (Fond
mondial Climat) et un accord sur la maîtrise de l'exploitation
forestière.
Parcourir
le site web de l'UNFCCC (anglais) et
le site de la conférence
de Durban (anglais ou espagnol).
Les négociations piétinent, les émissions de CO2
ne connaissent pas la crise
En préambule, le Secrétaire exécutif de l'UNFCCC (United Nations
Framework Convention on Climate Change - Convention-cadre des
Nations unies sur le changement climatique), Yvo de Boer, avait déjà
dénoncé en 2008, la reprise d'émission des GES par les pays
signataires de l'annexe 1 depuis 2000 après une baisse continue de
1990 à 2000.
Comme
dans les statistiques précédentes, c'est la reconversion des économies
des "EIT" qui permet une légère baisse de l'ensemble des pays
signataires.
Les pays signataires de l'Annexe 1 sont les pays de l'OCDE, soit
les 25 de la Communauté Européenne et les anciens pays de l'Est plus
l'Australie, le Canada, l'Islande, le Japon, la Nouvelle-Zélande, la
Norvège et les USA; les IEIT (Economy In Transition) sont les
anciens pays de l'Est.
L'objectif reste modeste: division par 2 en 2050
L'objectif de cette conférence était de conclure sur des décisions
pour l'après-2012 incluant les pays émergents: Chine, Inde, Brésil,
Mexique et Afrique du Sud avec un petit effort des États-Unis. En
ligne de mire, une division par 2 en 2050 qui devrait limiter
l'augmentation de la température à 2°C.
Consulter
la Convention-cadre de 1992 (pdf); le protocole
de Kyoto (pdf).
Mise à jour décembre 2011
Le réchauffement climatique: 20 ans déjà !
James Hansen, le directeur du Goddard Institute for
Space Studies -un laboratoire de la NASA- revient devant le Congrès
américain, dénonce deux décennies d'inaction, les fausses pistes
d'énergie alternative et les pressions des lobbys pour éviter de
réduire la consommation énergétique. Il va, dans son style
provocateur, jusqu'à conseiller de traduire les P-DG des compagnies
pétrolières devant les tribunaux pour crimes contre l'humanité et
la nature. Il est vrai que ceux-ci ont tout fait pour que le
Sénat rejette une "taxe carbone".
Ce scientifique avait été l'un des premiers (1988) a prédire l'impact
de l'augmentation du taux de CO2 dans
l'atmosphère sur le climat; il s'est plaint des pressions politiques
pour étouffer sa voix.
Lire le
texte de son intervention (anglais, pdf) et l'article
cité, rédigé par un groupe international de chercheurs
L'ONU avertit: Les problèmes les plus graves de la planète
persistent.
Le PNUE, Programme des Nations Unies pour l’environnement, indique
que les menaces les plus graves pour la planète, notamment le
changement climatique, le taux d’extinction des espèces et le défi
consistant à alimenter une population croissante figurent parmi les
nombreux problèmes qui n’ont pas été résolus et qui mettent l’humanité
en danger.
Cet avertissement du rapport Global Environment Outlook:
l’environnement pour le développement (GEO-4) est si
pressant qu' Achim Steiner, directeur du PNUE, a déclaré le 25 octobre
en le présentant: « La destruction systématique des ressources
naturelles de la Terre a atteint un point où la viabilité des
économies est en danger et où la facture que nous laisserons à nos
enfants pourrait être impossible à régler » .
Consulter le "media brief' du PNUE (pdf)
Consulter la
page WEB de GEO-4 - vous y trouverez le rapport in extenso (en
anglais) et un résumé
en français (pdf)
Des associations réclament le respect du "facteur 4"
Le rapport "Perspectives énergétiques de la France à l'horizon
2020-2050" rendu public en plein Grenelle Environnement par la
Commission énergie a douché les espoirs d'une politique ambitieuse de
réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Tout en confortant d'une main le facteur 4 au niveau européen, ce
rapport s'appuie sur un maintien au niveau actuel du parc nucléaire
français pour accorder, de l'autre main, à la France un simple effort
de 2,5 au prétexte que grâce à ce parc nucléaire la France a déjà fait
un gros effort. D'aucuns persifleront que Jean Syrota ne peut renier
12 ans de présidence de la COGEMA.....
C'est le cas de l'association négaWatt:
lire son communiqué
de presse.
Lire
le rapport du Comité d'analyse stratégique (pdf)
Le coup de coeur du mois : les voeux de
Susan Georges
Verbatim des vœux prononcés au micro de France Culture le 29 décembre
2011 vers 7h.
Pour mon ultime chronique de 2011, je présente mes vœux à tous nos
auditeurs de bonne santé et de prospérité pour eux et pour tous
leurs proches. Aux chômeurs et à ceux et celles qui vivent dans le
précarité je souhaite de ne pas perdre courage et de retrouver au
cours de l'année qui vient confiance et équilibre. A l'excellente
équipe des Matins de France Culture, je souhaite de continuer dans
l'esprit de la notice épinglée sur la porte de leur bureau qui
proclame : "l'impossible est en cours"
Mais comme cette chronique s'intitule "le Monde selon Susan
Georges" je voudrai formuler aussi des vœux pour le Monde, ce
monde qui a été en 2011 le théâtre d'événements parfois magnifiques
et porteurs d'espérance mais d'autres désastreux et effrayants.
Pour notre pauvre Europe, désormais menacée de récession durable, je
souhaite un sursaut peut-être même un miracle, par exemple que nos
amis allemands reconnaissent une vérité simple :
que leur modèle fondé sur l'exportation et leur florissante balance
commerciale nécessite des importations et des déficits ailleurs.
L'Allemagne ne peut à la fois vouloir vendre ses produits et
interdire à ses voisins toute possibilité de les acheter. Elle ne
peut pas espérer rester prospère chez elle et s'arroger le droit en
même temps d'imposer ailleurs une politique d'austérité, le chômage
accru, la réduction des salaires, des retraites et de la protection
sociale. Tout cela aboutit à des économies anémiées y compris pour
les plus forts.
Je souhaite aussi aux citoyens de tous les pays européens
d'exiger de leurs élus qu'ils mettent l'intérêt des peuples avant
celui des banques et que ces élus comprennent que la Banque Centrale
Européenne doit cesser de prêter aux banques privées à 1% pour que
ces mêmes banques reprêtent aux gouvernements à 4, 5, 6% ou
davantage. Il faut exiger l'émission de bons du Trésor non plus
grecs, italiens, français, allemands mais européens, point final. Ou
alors il faut se préparer à subir les conséquences d'une débandade
financière, d'un sauve-qui-peut général et le chaos indescriptible
qu'ils provoqueraient pour nous tous.
Soyons toutefois optimistes car le pire n'est pas toujours sûr. Je
souhaite aux Américains de réélire Barack Obama malgré sa présidence
profondément décevante. Il sera néanmoins le moins pire des
candidats car chacun des Républicains qui se disputent la nomination
de leur parti s'efforce de se monter le plus ignorant de l'état du
monde et des pays étrangers, le plus belliqueux, le plus
négationniste en matière de changement climatique et le plus
généreux en faveur des américains les plus fortunés ;
Faire des vœux pour la planète est-il ridicule ou superflu? C'est
certain que la Terre va continuer de tourner sur son axe et autour
du soleil comme elle le fait depuis 4,5 milliards d'années ; elle
n'a pas besoin de nous pour cela. Toute la question est de savoir
s'il y aura toujours des passagers humains à bord et, si oui,
combien et dans quelles conditions.
La conférence climatique de Durban a été, comme prévu, un échec
retentissant. On ne fera rien pour rendre obligatoire les réductions
des gaz à effet de serre avant au moins 2020. Le Fond Vert pour
aider les pays pauvres reste une coquille vide et le charbon reste
le combustible la plus utilisé dans le Monde. Nous autres Terriens
sommes donc condamnés à subir une augmentation des événements
climatiques extrêmes : ouragans, canicules, grands froids,
inondations, sécheresses, feux de forêts et les déplacements et les
conflits qui vont avec. Je souhaite à tout le monde et surtout aux
plus pauvres, aux plus vulnérables de passer à travers sans trop de
dégâts.
Du côté bien plus prometteur, certains peuples en 2011 nous ont
enseigné le courage et impressionné par leur détermination et leur
refus de répondre à la violence par la violence. Je souhaite aux
hommes et aux femmes des pays arabes de continuer à faire fleurir
leur printemps et de consolider leurs gains démocratiques. Je
souhaite aux Syriens qui ont déjà tant souffert de faire enfin
chuter le dictateur sanguinaire Bachar el-Assad. Je souhaite aux
Israéliens de comprendre que leur traitement des Palestiniens est
indigne, qu'il n'est pas dans leur propre intérêt et qu'il diminue
plutôt qu'il n'accroit leur propre sécurité.
Je souhaite aux Chinois qui manifestent chaque année au cours de
dizaines de milliers de protestations -sans que le monde soit
nécessairement au courant- de continuer à se battre contre la
corruption des bureaucrates locaux et la destruction de leur
environnement et de leurs moyens de subsistance. Je
souhaite aux Russes qui viennent de nous surprendre une fois de plus
de maintenir la pression sur leurs dirigeants qui travestissent la
démocratie et favorisent les éléments les plus corrompus de la
société.
Je souhaite enfin aux Indignés de partout et en particulier aux
Américains d'Occupy Wall Street de poursuivre et d'étendre leur
combat malgré le froid et les expulsions. En identifiant les 99% et
le 1% ils ont déjà changé les termes du débat et souligné les
inégalités scandaleuses qui ne sévissent pas qu'aux États-Unis. Ces
inégalités éteignent petit à petit l'idéal et l'esprit des Lumières.
Voici enfin [ ] mon vœu le plus fou : que 2012 soit l'année où
les peuples ensemble occupent non seulement Wall Street, non
seulement telle place ou plazza, tel parc ou square mais unissent
leurs mille et une luttes dans tous les domaines, dans tous les pays
et croient en leur propre capacité de bâtir le monde dont nous
rêvons tous dans un esprit de respect, de solidarité, de dignité et
de démocratie.
Bonne année!
Susan Georges est présidente d'honneur d'ATTAC
Le Délire du mois : le saumon norvégien
ravage les fjords
Une
association locale, les Norwegian Green
Warriors dénonce l'élevage industriel du saumon qui stérilise
des secteurs entiers des fjords du fait d'une utilisation non
raisonnée de pesticides (diflubenzuron et teflubenzuron) pour lutter
contre un parasite (le pou du saumon - Lepeophtheirus salmonis).
Ceci en dépit d'un accord
vieux de 12 ans entre l'association des éleveurs de saumon et
des agences gouvernementales visant à préserver les populations de
crustacés.
Le WWF accusé de "greenwashing"
Les Green Warriors accuse
le WWF d'encourager cette industrie qui, à leurs yeux, n'est pas
durable :
- il faut 2 à 5 kg de poisson sauvage dont certaines espèces
directement comestibles pour engraisser 1kg de saumon d'élevage ;
- ces élevages déstabilisent la vie des pécheurs artisanaux ;
- les installations dévastent les zones d'élevage avec des
pesticides, des additifs anti-algues, des antibiotiques, des
colorants et des nitrates ;
Le constat détaillé dans le rapport d'août 2011 est accablant : des
millions de poissons d'élevage s'échappent chaque année ; l'équivalent
d'une ville de 8 million d'habitants sans station d'épuration ; les
populations sauvages de poissons et de crustacés sont décimées par les
pollutions ; les populations d'oiseaux marins déclinent.
Lire le rapport
sur l'aquaculture élaboré par le NMF/GW (pdf, anglais ; une version française
est prévue pour mi-février).
Consulter les archives des
Délires
du mois
Le livre du mois : Dans les forêts
de Sibérie
Un cabane en bois de
9 m² pour s'abriter de l'hiver du lac Baïkal, il faut avoir envie d'un
peu de solitude... Sylvain Tesson :,"Assez tôt,
j'ai compris que je n'allais pas pouvoir faire grand-chose pour
changer le monde. Je me suis alors promis de m'installer quelque
temps, seul, dans une cabane. Dans les forêts de Sibérie".
Une cure alcoolisée certes, mais également de nature brute et rude
pour une longue séance de réflexion sur le cours de l'humanité. Cela
fait un livre qui raconte comment rien ne se passe sinon le temps et
l'hiver qui s'installe puis cède devant le printemps. Ah, si quelques
autochtones, rudes eux aussi et tout à fait russes dans leur capacité
d'improvisation catalysée à la vodka. Et autant de livres d'un
éclectisme savant. Quel luxe de s'offrir une telle retraite ...
Le livre Dans les forêts de Sibérie est édité par Gallimard
; il a été distingué par le prix Médicis essai.
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